Après plus de trente ans sans solo d’humour, Thierry Romanens revient seul en scène — et au CCL — avec Ce Monde éperdu. Entre Camus, poésie, autodérision et inquiétudes contemporaines, il compose un spectacle à la fois drôle et grave.
Ce Monde éperdu marque un retour, mais pas un retour en arrière. Thierry Romanens y reprend le chemin du solo, non pour dresser un bilan, mais pour retrouver une liberté de jeu, de pensée et de parole. L’artiste, longtemps passé de l’humour à la chanson puis au théâtre d’auteur, revient à ses premières amours avec la distance de celui qui sait que le rire n’a rien d’un simple réflexe. Il peut être une manière de tenir debout, de regarder le monde sans s’y soumettre, de pousser son rocher en imaginant Sisyphe heureux.
Au plateau, peu d’objets: quelques présences, de la musique, des lumières, et surtout les mots. Romanens rêve d’un espace presque vide, où les décors naissent de la parole. Il convoque Camus, Jules Renard, des fragments de lectures, des pensées de carnets, des inquiétudes et des éclats d’absurde. Le spectacle avance comme une conversation vive, intime et généreuse, où la philosophie garde les pieds dans la soupe et où la poésie désarme les violences du temps. Et ça respire.
Salut la Compagnie
Production
Théâtre Boulimie Lausanne
Coproduction
Thierry Romanens
Mise en scène
Robert Sandoz, Antonio Troilo
Regards extérieurs
Sandra Gaudin
Mise en plateau
Louise Roduit
Philosophe
Éloi Gianini
Création et régie lumières
Bernard Amaudruz
Son
Minuit pile - Marion Houriet & Loïc Kuttruff
Administration et communication