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Marjolaine Minot

«J’aime pas l’bonheur»

je 17.05.2018 20h30 CCL Fr. 25.– / 18.– / 12.–

Elle est à placer quelque part entre Chaplin et Desproges, entre Zouc et Tatie Danielle. Elle, c’est Claudine, un personnage qui relève quasiment de la bande dessinée tant il est crayonné, façonné, à coups de traits subtils et emblématiques. Marjolaine Minot, une actrice hors-pair, exceptionnelle dans son rôle de composition, l’a imaginé pour son premier succès «J’aime pas l’bonheur», un spectacle où l’autodérision et l’humour grinçant en font un vrai délice!

C’est au bout de l’impasse du 14, rue Jean-Moulin, au milieu d’un bazar où chaque chose est posée en équilibre, prête à tomber, que se cache Claudine. Au milieu des livres qu’on ne lit pas, au milieu des lampes cassées que l’on garde quand même parce que ce n’est pas une raison suffisante pour les jeter, elle s’est retirée du monde. Elle ne demande rien à personne. Elle ne veut pas qu’on l’emmerde, c’est tout.

Dans son antre familier, Claudine sait très bien comment s’y prendre; au-delà, c’est moins sûr. Plus que la mort qu’elle ne craint plus, elle redoute Marianne, sa nièce. Celle-ci s’occupe vaguement de Claudine, parce qu’elle culpabiliserait de ne pas le faire. Elle lui téléphone, s’inquiète et surveille l’heure du départ vers une maison de retraite…

Tant que l’on n’est pas mort, on doit inéluctablement rendre compte de son existence. Claudine refuse de s’y soustraire. Sans manquer pourtant de discernement, l’incrédibilité que lui impose sa vieillesse aux yeux des autres lui retire peu à peu, par la force des choses, le droit de décider pour elle-même. Claudine doit donc ruser avec sa nièce et lui prouver son aptitude au «bonheur».

Écrit et interprété par
Marjolaine Minot

sous l'œil et l'oreille de
Jean-Martin Roy

www.marjolaine-minot.com